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Louise Lavaud, le luxe breton et durable

A seulement trente ans, Louise Lavaud a déjà un parcours professionnel atypique et bien rempli. Attachée à sa Bretagne natale, elle a décidé de créer sa propre marque de maroquinerie inspirée par la mer, de fabrication 100 % française. « J’étais convaincue que l’on pouvait unir art, qualité et durabilité », explique-t-elle. Rencontre avec une passionnée.

Quel est votre parcours ?

Je suis passionnée d’accessoires, de chaussures et de sacs à main. Quand j’étais enfant, je créais déjà mes propres looks. Je dois mon ouverture sur le monde à mes parents. Ils m’ont beaucoup inspirée : mon père était responsable du SMUR pédiatrique de l’Hôpital des enfants malades de Necker et ma mère était une grande sportive. J’ai fait beaucoup d’équitation et de danse. J’ai toujours eu un côté artistique en moi. 

Après le BAC, j’ai obtenu un BTS spécialisé dans l’industrialisation et la fabrication de sacs et de chaussures au lycée de la mode à Cholet. J’ai beaucoup appris au niveau des techniques de conceptualisation et de façonnage des sacs et des chaussures. Après le BTS, je suis allée à Paris pour faire des stages autour de la couleur et du cuir. J’ai intégré l’entreprise Gérard Darel en tant qu’assistante et j’ai coordonné les collections du créateur. J’ai ainsi participé à la création des sacs de la marque, avec l’élaboration des fiches techniques par exemple. Et j’ai participé au développement de la collection en Tunisie et au Maroc. J’ai appris beaucoup de choses du haut de mes 21 ans ! 

J’ai ensuite intégré IKKS en tant qu’assistante et styliste maroquinerie. Ma casquette technique les a beaucoup intéressés, parce que j’avais des compétences techniques qui allaient au delà du stylisme. Au bout de cinq ans, j’ai commencé à m’ennuyer. On ne peut pas déroger à l’univers des marques :  au niveau créatif, j’étais arrivée au bout. L’envie de créer ma propre marque s’est imposé petit à petit.

Que proposez-vous aujourd'hui ?

Je voulais créer mes propres articles de mode et mêler l’objet d’art à l’environnement durable. J’ai fondé ma marque de maroquinerie Maison LOEZA (Louise en breton NDLR) en 2021. Il était important pour moi de retrouver l’univers marin et l’océan dans mes créations. Le fermoir, par exemple, rappelle la barre à roue des voiliers, et le triangle, en plus de rappeler la femme, représente aussi la flèche des compas des bateaux. Le graphisme est très important pour moi, jusque dans le logo de la marque. 

J’ai créé un modèle de sac à main, fabriqué à base de cuir de saumon et de bovins. Tout est fabriqué en France : le tannage, végétal, se fait à Lyon et respecte des normes environnementales respectueuses et engagées. Les peaux sont issues de poissons régulés. J’ai développé la partie technique, et j’ai confié la réalisation à un atelier basé à Tours, qui a toutes les machines nécessaires à l’assemblage. Tout est fait à la main. J’ai décliné le modèle sous plusieurs couleurs et plusieurs tailles. Mon objectif est de créer une identité de marque forte. Les sacs sont en édition limitée. 

J’ai également mené toute une réflexion sur le packaging : les sacs de transport sont créés à base de récupération de chutes de voiles de bateau, coupées à Saint-Malo. Je voulais également en faire un objet d’art qui soit réutilisable. Le packaging est assemblé par des jeunes en situation de handicap. LOEZA c’est également une manière de rendre hommage à mon père et de prouver que l’on peut faire de la création un projet humain.

Comment avez-vous découvert Femmes de Bretagne ?

J’ai intégré Femmes de Bretagne en juillet. Pour moi ça avait du sens d’être dans un réseau actif, et de constater que des choses sont faites par et pour les femmes, qui unissent toutes leurs forces pour que chacune soit visible. Cela fait du bien de ne pas se sentir seule !

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