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Solène Hennuy, de la production audiovisuelle à la sophrologie

Solène Hennuy, 44 ans, a un parcours des plus singuliers. Une envie de tout embrasser, vissée au corps. Comme lorsqu’on l’interrogeait petite sur ce qu’elle voulait faire, elle répondait inlassablement « tous les métiers ».

Racontez-nous votre parcours…

J’ai passé un Master en communication audiovisuelle et multimédia. J’ai travaillé ensuite dans la production audiovisuelle, avec le statut d’intermittente du spectacle. Mais j’ai été confrontée à des situations qui ne me correspondaient pas : trop de décalage avec la réalité. J’ai voulu faire évoluer les choses, mais je suis tombée malade en 2002, avec des symptômes très handicapants et une errance médicale qui a pris 13 ans à identifier mes maux. J’ai dû réadapter ma vie professionnelle et choisi quelque chose d’un peu plus stable qu’intermittente et je suis devenue attachée de presse, j’ai travaillé dans la communication, j’ai organisé de gros événements jusqu’à ce que j’intègre une entreprise de conseil en relation client, marketing et événementiel. J’ai ainsi organisé les tous premiers salons de bien-être en Bretagne. Et puis je suis tombée enceinte de ma première fille. 

Un des associés a quitté le navire du jour au lendemain, et tout ce que j’avais monté s’est envolé. J’ai alors pris un congé parental. À mon retour, je suis quand même retournée dans cette entreprise où j’ai mis en place la politique qualité et commencé à faire du marketing et de la formation. Mais en fait, le marketing ne m’intéressait pas vraiment. En 2011, enceinte de ma deuxième, je me suis remise en questions. 

J’avais eu une quantité d’activités différentes, des expériences vraiment riches… En 2013, j’ai réalisé un bilan de compétences qui a fait émerger le domaine de la formation. Côté médical, on découvre enfin ce qui me ronge : la maladie de Lyme. J’ai eu un traitement lourd pendant 3 ans, tout en me formant pour devenir formatrice professionnelle. J’ai quitté mon CDI et j’ai découvert le monde de l’insertion pour lequel j’ai développé des modules de développement personnel et suivi une formation de sophrologue. 

En 2018, j’ai déménagé à Tahiti pour accompagner mon mari. J’y ai rencontré des personnes simples, authentiques… de quoi se relier à l’essentiel ! J’ai alors créé mon activité, de la formation, de la sophrologie, des ateliers d’éveil ludique au développement personnel pour les enfants et pour les femmes et les familles. Je me suis formée aux réflexes archaïques au centre « L’éveil des génies ». J’intervenais aussi à l’hôpital au centre de la douleur, dans des centres de formations, des entreprises, les établissements scolaires… et j’ai obtenu ma certification de coach en 2022.

Pour vous entreprendre, qu’est-ce que cela représente ?

J’ai eu la chance de démarrer à Tahiti où tout est simple, les démarches sont vraiment faciles. On a juste à déclarer ses revenus et on ne paye les charges qu’au bout de 3 ans. Quand j’étais intermittente du spectacle, je faisais mille choses différentes. J’ai toujours voulu garder la liberté de choisir ce que je voulais mettre en place. Cette liberté de créer me ressemble. Quand nous sommes revenus en France, à Cesson-Sévigné, j’ai eu besoin d’un temps d’intégration. Je ne connaissais personne, le climat était différent. J’ai décidé de créer mon entreprise. Et j’ai alors exploré les réseaux.

Comment avez-vous connu Femmes de Bretagne ?

L’idée de créer mon entreprise en France date de 2017. On m’a conseillé de rejoindre un réseau. J’avais alors identifié Femmes de Bretagne et Entreprendre au féminin… et puis je suis partie en Polynésie. À mon retour, j’ai choisi Femmes de Bretagne parce que les adhérentes étaient plus nombreuses. C’est un réseau qui m’a vraiment aidée, parce que je ne connaissais absolument personne. Le matin, mon mari partait au travail, mes filles au collège et je me retrouvais toute seule à la maison… Le réseau m’a permis de discuter avec d’autres femmes, de sortir de chez moi, cela m’a mis dans une énergie de création et réinsufflé un rythme. 

Aujourd’hui, que proposez-vous ?

Je continue mes ateliers pour les femmes et les enfants, la formation également. Je propose aussi un nouveau programme de coaching pour des femmes qui ont perdu leur lumière, emportée par le tourbillon de la vie. Ce programme dure 6 mois et s’appelle « De l’armure à l’amour ». Je suis persuadée que chaque femme a un grand soleil au fond d’elle-même. Je veux les aider à réussir à rendre les choses légères, retrouver les trésors qu’elles ont enfouis. Et comprendre que l’on peut baisser les armes et fendre son l’armure. L’idée, c’est de réinjecter de la lumière dans nos vies.

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