Logo Femmes de Bretagne et de Loire-Atlantique

Magalie Racinais invente la Déco-T-rapie

Magalie Racinais

Magalie Racinais n’est pas une décoratrice d’intérieur comme les autres. Pour elle, la déco, c’est se réapproprier son intérieur de l’intérieur. Soccuper de chez soi, c’est prendre soin de soi. Quand lun va bien, lautre suit.

Qu’est-ce qui vous a mené à créer votre entreprise Mag and Déco Design?

C’est une longue histoire, dans laquelle vie professionnelle et personnelle sont intimement liées. À la base, je voulais être infirmière. Mais, à la suite d’une opération et du veto d’un médecin, j’ai été orientée vers un cursus différent. Je suis devenue commerciale, puis administratrice des ventes. J’habitais alors Orléans et je travaillais à Paris. Puis, avec deux enfants en bas âge, ce n’était plus possible. Alors j’ai créé mon activité à Orléans, d’aide à domicile et de vente à domicile. Cela marchait bien. Au bout de quelques années, mes enfants ayant grandi, je disposais de plus de temps et je suis devenue conseillère funéraire. Ce métier m’a plu. Il nécessite une grande écoute. Je suivais les clients de A à Z, jusqu’à l’organisation de la cérémonie qui correspond à leurs valeurs. J’ai exercé jusqu’à ce que je tombe malade, en 2017. Après trois ans de traitements et d’opérations médicales, il m’a été possible de reprendre le travail. J’avais envie d’un nouveau métier, qui serait comme une nouvelle vie. Je suis très bricoleuse et j’ai toujours aimé la décoration d’intérieur. Cela pouvait-il être autre chose qu’un hobby ? J’ai répondu oui et je me suis lancée… en Bretagne, où j’ai déménagé dans le cadre d’un rapprochement de conjoint. J’ai peaufiné mon projet et imaginé le concept de Déco-T-rapie. Mon entreprise Mag and Deco Design a vu le jour en avril 2021.

Comment vous est venu ce concept de déco-T-rapie ?

Se sentir bien chez soi, c’est se sentir bien tout court. La déco-T-rapie est née de deux épisodes de ma vie. D’abord, au cours du traitement de ma maladie en 2017, je m’étais aménagée un espace cocon chez moi, ultra-adapté grâce à de nombreuses astuces techniques. J’aspire à en faire bénéficier le plus grand nombre. Ensuite, quand j’étais conseillère funéraire, des personnes que j’avais accompagnées repassaient me voir, me confiant : « Je ne me sens pas bien chez moi ». Après un décès, la maison comporte des espaces laissés vides qu’il importe de se réapproprier. La déco-T-rapie invite à s’occuper de son intérieur pour prendre soin de soi, de son Intérieur. Quand l’un va bien, l’autre suit. L’idée est de s’approprier ou se réapproprier son lieu de vie. Ainsi, j’ai mis en place des ateliers avec des femmes victimes de violences conjugales, au sein de l’association lannionnaise Le Pas. Le but étant qu’elles aient les connaissances et la pratique nécessaires pour se sentir de nouveau bien dans leur lieu de vie. Ou encore, lorsqu’une personne âgée va vivre dans une résidence senior, je peux dessiner le plan de son futur logement afin qu’elle s’y projette, l’accompagner pour qu’elle choisisse ce qu’elle emporte avec elle, modifier un meuble pour l’adapter… tout faire pour qu’elle se sente au mieux dans son futur lieu de vie.

Pourquoi avez-vous rejoint Femmes de Bretagne ?

J’ai connu Femmes de Bretagne grâce à une entrepreneuse qui m’a proposé de l’accompagner à une rencontre en décembre 2021. J’ai apprécié l’état d’esprit qui y régnait et j’ai aussitôt adhéré. Nous partageons des informations et avons de vrais échanges. Je suis devenue co-coordinatrice de l’antenne de Lannion.

Contact :