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Gwladys Théaud : Tous à vélo !

Passionnée de cyclisme et animatrice sociale, la Ploërmelaise Gwladys Théaud a choisi de marier ses compétences pour devenir éducatrice en mobilité. Elle lance alors À VéLo en route vers l’écomobilité en août 2020 avec pour ambition de favoriser l’éco-mobilité dans le Morbihan, en accompagnant et formant les particuliers, les entreprises, les collectivités, les structures sociales, les écoles et collèges à la pratique du vélo au quotidien. Rencontre.

Comment est née votre passion pour le vélo ?

J’ai pratiqué le cyclisme en compétition de 12 à 18 ans. J’y ai découvert les fondamentaux en termes d’usage et de sécurité, mais également en termes de santé et de bien-être. Puis j’ai commencé à voyager à vélo, en partant seule ou avec une copine, avec juste les sacoches. Ainsi, j’ai parcouru la Vélodyssée, en partant de Ploërmel et en longeant le chemin de halage sur le canal de Nantes à Brest jusqu’à reprendre la voie verte qui mène à Hendaye en passant par Bordeaux. Le voyage a duré un mois et demi. J’ai également réalisé la Loire à vélo et j’ai fait Paris-Londres à vélo en rentrant par Plymouth, Roscoff et Brest. A chaque fois, il s’agit de défis personnels.

Cette passion n’a pas constitué un choix de vie tout de suite ?

Non, attirée par le milieu social, j’ai d’abord travaillé dix ans en tant qu’animatrice sociale et en centres sociaux. C’est là que je me suis rendue compte combien le vélo était un créateur de lien social, un outil de mobilité au service de l’inclusion sociale, qui apporte des bienfaits aussi bien physiques que moraux. Le fait de pratiquer le vélo au quotidien rebooste l’énergie et offre une sensation de liberté. C’est un facteur important aussi d’une bonne santé physique. Par ailleurs, le vélo favorise aussi la cohésion de groupe. En pratiquant le « vélo-taf », le fait de faire ses trajets domicile-travail à vélo, cela permet d’extérioriser sa journée en rentrant le soir, tout en continuant d’avoir une activité physique quotidienne.

Quel est le concept de votre entreprise À VéLo en route vers l’écomobilité ?

En mêlant une approche sociale liée à la mobilité et à la santé, je propose d’accompagner les particuliers, les entreprises, les collectivités, les structures sociales et les scolaires dans leur apprentissage du vélo au quotidien. Il s’agit de s’appuyer sur différents dispositifs d’aides proposés par l’État pour promouvoir la pratique du vélo et favoriser l’éco-mobilité en encourageant les déplacements domicile-travail. Les entreprises bénéficient par exemple d’un dispositif proposé par la FUB (Fédération des Usagers de la Bicyclette) : OEPV. Objectif Employeur Pro Vélo. Il s’agit pour l’entreprise qui met en place des infrastructures dédiées au vélo, pour ses salariés qui réalisent leurs trajets domicile-travail, d’obtenir un label qui valorise sa démarche et sa marque employeurs ! C’est-à-dire sa capacité à proposer des services à destination de ses collaborateurs. Les salariés – et les candidats au recrutement – y sont très sensibles aujourd’hui. Pour les scolaires, j’interviens dans le cadre du déploiement du Savoir Rouler à Vélo grâce à Génération vélo afin de transmettre une culture vélo dès le plus jeune âge. Pour les particuliers, j’accompagne des enfants et des adultes à la découverte et la pratique du vélo, à connaître le code Vu du Guidon qui s’applique aux cyclistes et à gagner en confiance pour devenir autonome et à l’aise dans une démarche de pratique quotidienne et pas seulement de randonnée. Certains publics n’ont jamais appris à faire du vélo, en raison de leur culture ou de leur éducation. Comme certaines femmes âgées de plus de 70 ans ou des migrants. Avec eux, je travaille sur l’apprentissage de l’équilibre, les techniques de freinage, la prise en compte des autres usagers de la route, l’insertion dans une circulation, le bon comportement à adopter…

Quel est l’objectif de tels accompagnements ?

Plus nous serons nombreux à pratiquer le vélo en ville, plus les routes seront désencombrées et accessibles. Cela contribue aussi à réduire les nuisances et la pollution. Nous participons ainsi à faire valoir auprès des agglomérations les aménagements et à relever les discontinuités afin d’y palier. En accompagnement individuel ou collectif, j’enseigne ainsi à chaque cycliste de prendre sa place sur la route, de rouler en sécurité. Les automobilistes sont de plus en plus impatients et ont un comportement qui peut mettre en danger les cyclistes. Je conseille de toujours être en contact visuel avec l’automobiliste, à chaque intersection, pour vérifier que le conducteur nous a vu. A vélo, il faut activer une hyper vigilance. Parfois, le cycliste peut s’avérer être totalement invisible sur un giratoire dans le lot de voitures, et c’est là qu’il peut y avoir un danger. Mes coachings visent aussi à conseiller sur les bons équipements, les accessoires adaptés, le choix de l’assistance électrique, le budget…

Qu’est-ce que Femmes de Bretagne vous apporte ?

Grâce au réseau, je gagne en compétence. Qu’il s’agisse de communication ou de stratégie. Cela me permet de rencontrer d’autres femmes entrepreneures comme moi, qui suivent les mêmes étapes de création et de lancement d’activité. Je ressens une grande solidarité, qui me booste au quotidien.

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