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Maryline André : « Révolutionner la journée de travail ! »

Maryline André, créatrice de La Maison qui Switche, propose un lieu de coworking en pleine campagne. Et ça marche !

C’est un lieu où l’on a le sens de l’accueil, de l’humain, du lien social. Son nom ? La Maison qui Switche, située à Grandchamp-des-Fontaines, à vingt minutes de Nantes. C’est là que vit Maryline André, avec ses trois enfants. C’est là que s’attardent des coworkeurs le temps d’une réunion, d’un atelier, d’un petit-déjeuner, d’un after-work, ou juste pour travailler.

Cette maison est en effet ouverte aux télétravailleurs et aux indépendants depuis novembre 2018, suite à une reconversion de Maryline. Née à Vannes, où elle fait une fac de maths, avant de filer à Caen pour un IUP Banque-Assurance, son parcours commence dans les chiffres : « Je me suis orientée vers le contrôle de gestion. »

Après une année Erasmus à Manchester, elle choisit de démarrer sa vie professionnelle à Rome chez AXA. C’est le début d’une histoire de 12 ans avec ce groupe d’assurance, entre Paris et Nantes de 2008 à 2015 : « J’étais alors inspecteur comptable des agents généraux d’assurance. Puis j’ai eu des enfants et tout a changé. » Avec sa vie de famille et son poste en itinérance, vient le temps de la remise en question. Elle suit alors une formation d’expertise comptable au CNAM en 2014, négocie son départ.

Deux ans plus tard, elle obtient son diplôme en le préparant à distance : « J’ai fait un constat : j’étais bien lorsque je travaillais dans ma véranda. C’est un cadre qui me convient, j’étais concentrée. Et surtout, quel gain de temps sur les trajets ! »

Le prix de la Femme Entrepreneure

C’est ainsi qu’est née l’idée de monter une entreprise : « La maison était vide en journée. J’ai eu envie de proposer une partie de l’espace en coworking. » La suite, ce sont les réseaux, les rencontres, les contacts. Ainsi que Femmes de Bretagne : « J’ai adhéré immédiatement. Ça m’a beaucoup apporté. »

La Maison qui Switche est alors créée. « C’est une maison qui se transforme, qui héberge ma famille et peut switcher en vie professionnelle. Au sein d’une maison, on peut avoir plusieurs casquettes. » Depuis, près de 150 personnes sont passées chez elle, entre indépendants et salariés en télétravail.

« Sur 180 m2, 100 sont mis en place pour le coworking, dont deux salles de réunions privatives, un séjour, une cuisine. » Sans oublier la fameuse véranda avec vue sur le jardin.

Une initiative qui a fait des petits : depuis octobre 2020, trois autres maisons ont ouvert leurs portes en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Ille-et-Vilaine. Et ce n’est pas fini : « environ 60 personnes sont prêtes à accueillir des indépendants chez elles. » Reste à « structurer une équipe, faire marcher le bouche à oreille, les réseaux, démarcher les employeurs, en parler aux salariés, proposer du sur-mesure à moins de 15 minutes de chez soi. »

En bénéficiant gratuitement de la formation Responsable Centre de Profit (BADGE) dans le cadre du partenariat noué par Femmes de Bretagne avec Rennes School of Business, Maryline a remporté le prix Femme Entrepreneure, ce qui devrait l’y aider : « À raison de trois jours par mois de mai 2020 à avril 2021, j’ai pu peaufiner la structuration de mon projet. J’ai remporté le prix ! »

Un succès qu’elle a modeste, avec l’envie de développer le concept : « Les gens qui passent sont contents ! Il n’y a pas de masque social, c’est plus libérateur pour les échanges, la créativité, pour garder son énergie. On a envie d’ouvrir d’autres maisons autour de Nantes, Rennes et au-delà.  L’idée, c’est de révolutionner la journée de travail des gens grâce à ces lieux de proximité confortables et conviviaux ! »