Le réseau social des Bretonnes qui entreprennent !
Déjà membre ? Se connecter
Mot de passe oublié
Fermer
Chargement en cours
Mardi, Janvier 2, 2018

Vanessa Boulanger, commerçante chez “Les minéraux de Vanessa” à Vannes (56) : “J’ai tout quitté : ma région, mon travail, mes amis, tout. Mais j’ai été formidablement bien accueillie...Tout le monde m'a adoptée, c'est génial de vivre cela."

Souriante et généreuse, Vanessa Boulanger est une nouvelle commerçante du quartier Saint-Patern à Vannes. Elle a ouvert une boutique spécialisée dans la vente de minéraux. Vanessa sait avec passion et chaleur vous guider, expliquant très pédagogiquement la provenance et les vertus des pierres qu'elle vend à ses clients. Une nouvelle femme de Bretagne qui, très spontanément, s’est faite adopter par le quartier. Sous le charme de la région, elle évoque avec tendresse son attachement sincère et profond à cette terre qu'elle a choisie. Extrait d'un entretien dans cette fabuleuse boutique où Vanessa m'a accueillie avec toute l 'humanité et l'attention dont elle sait faire preuve, qualités qui sont sans conteste « sa marque de fabrique. »

 


Vanessa, peux-tu me raconter ton parcours qui semble extrêmement particulier ?

Oui, à l'origine j'ai un BEP cuisine et hôtellerie et un CAP de pâtissier… Ensuite j'ai intégré la logistique de l'hôpital : j'ai été fonctionnaire durant 20 ans en région parisienne.

En 2010, j’ai effectué une formation d’adaptation à l’emploi (FAE) : je suis devenue agent de chambre mortuaire. La mort est un sujet qui m’intéresse et qui, comme à tout le monde, me donne à réfléchir.
Mon travail consistait en différentes missions : je faisais les toilettes, l'habillage des défunts, j’assistais aux autopsies, j’accueillais les familles des disparus…
Aujourd’hui, je mesure que cela m’est utile dans mon activité : cette expérience m'a rendue davantage empathique et bienveillante.


Que s'est-il passé en parallèle de cette riche expérience professionnelle ?

Il y a 10 ans, guidée par une amie, j'ai été attirée par les pierres et j'ai commencé à les collectionner  de manière totalement autodidacte. Puis je me suis intéressée à leurs provenances et à leurs vertus en lisant des livres. Comme j'étais passionnée, j'en ai acheté puis revendu pour éviter les doublons ; je me suis alors connectée à un réseau social.


 
"Il faut savoir bien gérer, avoir « les reins solides », ne pas compter ses heures, rester souriante, connaître ses droits… D'ailleurs je viens de choisir un comptable afin d'alléger la partie financière de mon travail."


Comment et où achète-t-on les pierres ?

Personnellement, je suis comme un « radar à pierres » et je trouve souvent facilement les fournisseurs et grossistes.

Comme beaucoup d'autres, je vais sur un marché connu : celui de Sainte-Marie aux mines en Alsace. Je connais aussi 3 ou 4 fournisseurs en région parisienne.

J'ai assez vite compris que les pierres sont des outils, des aides, elles ne remplacent pas un médicament mais aident à développer les sens.


Comment expliques-tu ton arrivée à Vannes ?

J'ai bataillé avec ma hiérarchie afin d'obtenir une disponibilité pour monter mon projet. Cela a été long et compliqué… Mais quand j'ai enfin pu l'obtenir, j'ai été comme « appelée » par la Bretagne. Vannes s'est imposé à moi : je me suis vite imprégnée des lieux. J'ai eu l'opportunité de m'installer à Saint-Patern : c'est exactement l'endroit dont je rêvais.

Dans cette région, il y a des éléments qui sont très attirants : la mer qui ressource, la forêt ancestralement puissante. Beaucoup d'énergies sont au cœur de la Bretagne.

J'ai ouvert ici « Les minéraux de Vanessa » le 10 mai 2017 sous un statut de micro-entreprise.


 


Quelles qualités faut-il lorsque l’on travaille dans ton secteur ? (J'ai remarqué que tu renseignais beaucoup tes clients après les avoir écoutés.)

Il faut une excellente mémoire ainsi qu'une bonne vue. Il faut aussi savoir aller dans les salons pour trouver des pièces rares, et parfois aller dans des salons du bien-être. En tout cas, il faut être passionnée.


Comment as-tu été accueillie ? Ton pari semblait risqué…

En effet, j’ai tout quitté : ma région, mon travail, mes amis, tout. Mais j’ai été formidablement bien accueillie...Tout le monde m'a adoptée, c'est génial de vivre cela.


Que vends-tu exactement ? Et quelle est la fourchette de prix ?

Je vends des minéraux. Je dispose d’à peu près 150 pierres différentes… Cela représente 400 kilos.
Les prix varient entre 1 et 450€, soit en pierres brutes, soit en bijoux. Les variations sont dûes à l'importance plus ou moins grande des gisements. Par exemple l'amétrine est en voie de disparition en Bolivie, donc son prix reste naturellement plus élevé.


 


Quelle est ta clientèle ?

Surtout des femmes, sans doute en raison de leur sensibilité différente. Parmi les clients hommes, je vois surtout des soignants qui viennent acheter des pierres de protection notamment : il sont aussi bien médecins que magnétiseurs ou travailleurs dans l’accompagnement de personnes en difficulté...


Peut-on dire qu’il s’agit d’une clientèle avertie ?

Oui, j'ai des collectionneurs et 40% environ de personnes qui sont déjà sensibles aux pierres et à leurs vertus.


En quoi consiste ton travail ?

Accueillir, mais aussi conseiller. Je ne fais pas de soin : ce n'est pas mon rôle et je tiens à ce que ce soit clair : je ne suis ni voyante ni soignante.


 


Quelle est la pierre la plus vendue ?

La labradorite et l'améthyste car elles sont connues pour leurs vertus : la première protège et est utilisée par les soignants, les soigneurs par exemple. La seconde est une pierre qui correspond à la sagesse, l'éveil.

Les moins vendues sont à l'inverse les moins connues : la nuumite qui est une pierre de protection utilisée par les chamans, ou l'astrophylite qui concerne tout ce qui touche au ventre.


Comment cela se passe-t-il avec les commerçants de ton secteur d'activité ?

Plutôt bien : on oriente nos clients mutuellement, même si on ne se connaît que très peu. Il y a de la place pour tout le monde.


Quelles qualités faut-il pour être chef d'entreprise ?

Il faut savoir bien gérer, avoir « les reins solides », ne pas compter ses heures, rester souriante, connaître ses droits… D'ailleurs je viens de choisir un comptable afin d'alléger la partie financière de mon travail.


 


Que penses-tu du réseau Femmes de Bretagne ?

Je l'ai découvert quand j'étais en région parisienne. Voulant venir en Bretagne, je m'informais sur la région. Je lis le site régulièrement depuis le début. Il me permet de comprendre mieux la région et ses habitants. Et je lis les entretiens, je trouve que c’est positif de donner envie à d’autres femmes de monter leur entreprise.


Questions Bonus :
Quelle est ta pierre préférée ?
L'améthyste
Quel est ton meilleur souvenir depuis ta récente ouverture ? Pour moi, des clients qui reviennent, c'est un cadeau.


« Les minéraux de Vanessa »
ouverture du mardi au samedi

14,rue Saint-Patern
56000 Vannes

06.33.77.23.68

boulanger.vanessa@gmail.com

page facebook



 
Un entretien mené par la Plume Dominique Thiam,
fondatrice de La Boîte à Méthodes (56)
Article rédigé par :
Dominique Thiam. -