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Lundi, Janvier 29, 2018

Sandrine Sellam-Orgé, auteure et co-fondatrice de la maison d'éditions S.O.D Editions à Pornic (44) : "nous avons misé sur un truc un peu démodé qui s’appelle le contact humain."

Il était une fois une ancienne journaliste qui décida d'accomplir l'une de ses ambitions : écrire un livre. Ce dernier, intitulé CENDRILLON BALANCE TOUT, l'amena à co-fonder une maison d'éditions. Cette belle histoire est celle de Sandrine Sellam-Orgé, co-fondatrice de S.O.D. Editions à Pornic (44). Rencontre d'une femme dont les mots se mêlent au rire pour nous offrir un cocktail pétillant de dynamique et de réflexion.




Sandrine, tu es la co-fondatrice de S.O.D éditions à PORNIC. Qu’est-ce qui t’a conduite à créer cette entreprise ?

Houlàlà… T’es sûre de ta question ? Naann, parce que… Il est de mon devoir de te prévenir que tu t’exposes à une réponse à rallonge… Et si tes questions sont toutes comme celle-là… Il se pourrait qu’une ride apparaisse sur ton front d’ici la fin de cette interview ! Tu vas prendre 10 piges d’un coup ! Réfléchis donc aux conséquences… T’insistes !? Bon, ok… Alors, je vais essayer de résumer pour t’éviter l’usage abusif de crème à base de collagène post-interview… Mais je ne promets rien !

Durant une décennie environ, j’ai été journaliste indépendante en presse écrite pour des magazines, puis à la naissance de mes premiers enfants (des jumeaux), j’ai choisi de m’orienter vers un métier avec un rythme moins trépidant. J’ai donc fait de la comm’ pour des entreprises, en dilettante, et en parallèle j’ai commencé à écrire, des histoires pour enfants, ainsi que des nouvelles - souvent sombres… Mais j’en tirais une satisfaction moyenne… Il me manquait clairement quelque chose, mais je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus.

Les années ont filé. Je suis passée de maman de 2 à maman de 4 enfants. Et c’est grâce à l’un de mes jumeaux – qu’on nommera G. - que j’ai rencontré ma collaboratrice, celle qui m’a aidée à fonder S.O.D éditions, Nathalie Hopkins.

En fait, Nathalie est la maman du meilleur ami de mon fils. Ces deux loustiques, aujourd’hui âgés de 12 ans, portent tous les deux le même prénom et, ils sont inséparables depuis la Moyenne Section.

Les premières années, Nathalie et moi avons tissé une relation un peu particulière, une « amitié » distante… Nous étions comme reliées par un fil. Destin ou pas… Nos parcours avaient de nombreuses similitudes. Nath’ a été journaliste en presse écrite et en radio. Elle est écrivain-biographe. Et nous avons chacune 4 enfants… Nos conversations tournaient autour de nos projets divers d’écriture et de créa… Nous nous apportions parfois soutien et conseils, mais sans plus. Sans nul doute que nous trouvions chez l’autre un pendant, mais nous n’imaginions pas encore faire équipe et créer quelque chose ensemble.

Jusqu’au jour où (je saute des chapitres, hein, sinon on y est encore demain !) je lui ai présenté une ébauche de CENDRILLON BALANCE TOUT, en lui disant : « Si tu aimes, si ça te fait rire, et si tu es d’accord, on se lance. Toi et Moi ! ».

CENDRILLON est un livre particulier à mes yeux. Il est mon premier ouvrage humoristique. Un style simple, familier, direct… Un rythme effréné. Il ne peut pas être classé parmi les œuvres littéraires, et pourtant il me semble essentiel parce qu’il fait rire les lectrices… et parfois les lecteurs. 

Et c’est très exactement ce qui me manquait quand j’écrivais des textes au style « classique »… 
À travers CENDRILLON, j’offre d’aussi beaux présents que la joie, la bonne humeur, la dérision, le second degré… Sans m’étendre sur le sujet, j’aimerais dire pour t’expliquer l’importance que revêt cet ouvrage pour moi que le rire m’a aidée à surmonter des épreuves terribles ces dernières années, et que c’est cette force, cette puissance qui se dissimule l’air de rien dans chaque rire que j’espère communiquer à mes lectrices et lecteurs.

Il était donc hors de question de le présenter à une maison d’éditions, car je ne voulais pas que mon livre soit revu, remanié ou pis réécrit de quelque façon que ce soit… Je ne voulais pas non plus qu’un pro du marketing m’explique « ce qu’il faut faire pour vendre »… 

J’avais confiance en Nathalie… Confiance en ses goûts et en son honnêteté intellectuelle, mais aussi en ses qualités humaines. Nath’ est bienveillante et empathique, et j’avais dans l’idée que si je devais me lancer avec quelqu’un, c’était avec une belle personne comme elle. – Voilà, ça c’était mon côté gnangnan, comme ça c’est fait, on peut passer à autre chose… ;-)
Nath’ a aimé. Elle a ri. Elle a immédiatement capté le concept original… Et on s’est lancées. Et plus on travaillait sur CENDRILLON ensemble, plus on souffrait sur un passage qu’il fallait remanier ou dont il fallait changer la mise en page… Et plus il devenait évident que nous devions créer notre propre maison d’éditions.

Nous aurions pu nous contenter de publier CENDRILLON en auto-édition sur une plateforme internet quelconque… Bien des embûches nous auraient ainsi été épargnées…
Mais nous n’avions pas le choix. Il nous semblait évident que nous étions faites pour travailler ensemble afin de concevoir des ouvrages… Lire, écrire, ré-écrire, approfondir, corriger, mettre en page, créer, imaginer des couv’… C’est ce pour quoi nous sommes faites, que nous le voulions ou pas.

La petite maison S.O.D éditions est donc née avec l’espoir d’accueillir des auteur(e)s qui ont cette même envie de voir leur travail et leurs idées respectés. Et nous avons opté pour une ligne éditoriale qui nous tient à coeur : l’humour et le feel-good… afin d’apporter une petite dose de bonheur aux lectrices et aux lecteurs.    
 

 
"CENDRILLON BALANCE TOUT ne s’explique pas, il se lit !!! ;-) Bon, ok, j’explique… Il se base sur un concept original. C’est un livre humoristique, mais ce n’est pas un roman, ni une suite d’anecdotes ou de blagues… C’est un one-woman-show. CENDRILLON raconte sa vie, la vraie, pas celle que le conte de fées nous a vendue…"


Vous êtes aujourd’hui deux femmes « à la barre » de votre entreprise. Comment répartissez-vous les rôles ? Comment définissez-vous vos missions de travail ?

Nous avons réparti les rôles de manière très naturelle en fonction des compétences, des qualités et de la personnalité de chacune. Lors de la confection de CENDRILLON, j’ai écrit, et Nathalie a fait tout le travail incombant à une éditrice (correction des coquilles ; mise en page ; visuel de la couverture…). Elle n’a rien remanié contrairement à ce qui se pratique parfois dans certaines maisons, en revanche elle m’a poussée à développer quelques passages ou expliciter telle ou telle phrase. Elle s’est aussi occupée de la mise en ligne du e-book, et de tout le travail de mise en forme que ça a impliqué afin de rendre la lecture sur support numérique agréable à nos lectrices et à nos lecteurs.

Aujourd’hui, Nathalie gère nos réseaux sociaux et notre site internet. Je m’occupe de la diffusion de CENDRILLON BALANCE TOUT – énorme boulot, je ne suis pas au bout de mes peines, de son référencement dans les grandes enseignes et les petites, des démarches commerciales, et de la promotion.

Ensemble, nous nous imposons des objectifs et une exigence de résultats lors de réunions ou en échangeant par mail, mais jamais l’une ne demande des comptes à l’autre sur le déroulement de sa semaine. Notre relation est basée sur une confiance mutuelle. De même, chacune peut émettre une idée, mais elle n’est jamais mise en application sans l’aval de l’autre.


 


La concurrence est réputée rude dans le monde de l’édition : comment parvenez-vous à vous distinguer et à vous faire connaître face à la concurrence pré-existante ?

En effet, notre ouvrage est parfois noyé parmi des centaines d’autres chez les libraires. Pour y remédier, nous avons misé sur un truc un peu démodé qui s’appelle le contact humain. Nous envoyons des mails rigolos aux libraires et à la presse… Par exemple, j’aime envoyer un pitch et finir par « En attendant un retour, gros bisous ! » à un(e) responsable d’un rayon. Ce que je cherche ainsi c’est aussi à cerner mon interlocuteur ou mon interlocutrice, soit il ou elle ne voit que le côté ridicule, soit il ou elle capte le côté décalé et bienveillant… Et dans ce deuxième cas, je me dis : « Ok, on peut faire affaire ensemble »… Car Nath’ et moi voulons travailler avec des personnes ouvertes, qui aiment leur métier, et leurs clients… On a conscience que ça peut paraître utopique, dit de la sorte, mais ça ne l’est pas tant que ça... La preuve, j’ai souvent des « bisous » en retour… Mdr !

On se déplace aussi dans tous nos points de vente, ou presque – certains sont un peu loin : Québec ; Belgique ; Auvergne… (OUI, l’Auvergne, c’est loin !! ;-)). Mais les visiter un jour n’est pas exclu. Le but est de connaître les libraires : c’est eux qui vendent notre livre, eux qui peuvent en parler au quotidien, eux qui se « cassent » le dos à mettre des centaines de livres en rayon… C’est pour nous une tactique commerciale, mais aussi une marque de respect… C’est du temps, mais sincèrement c’est un plaisir… C’est grâce à ces contacts que nous avons réussi à intéresser nos libraires… Beaucoup d’entre elles ont lu et adoré CENDRILLON BALANCE TOUT, et nous ont fait l’honneur de coups-de-cœur.

Nous essayons aussi de promouvoir CENDRILLON auprès de la Presse et des Blogueuses. Dans ce cadre, nous avons eu par exemple le plaisir de voir CENDRILLON sélectionné par URBANNE – un magazine nantais – comme CHOUCHOU de l’été. Kernews et Jade FM lui ont aussi consacré une émission radio… Et des blogueuses l’ont mis en avant dans leurs chroniques…


 
 

Comment s’est passé le lancement de votre activité ? Quelles difficultés avez-vous rencontrées pour créer cette entreprise ? Comment y avez-vous pallié ?

De manière assez simple en fait, d’un point de vue purement pratique et administratif en tout cas. Nathalie et moi avions les compétences nécessaires pour cette activité. Encore une fois nous étions toutes les deux journalistes auparavant, et nous avons reçu des formations où nous avons appris toutes les facettes de notre métier – qui vont de l’interview aux techniques de réalisation d’un ouvrage type journal ou magazine, des techniques applicables à la création d’un livre. Et nous possédions déjà les outils, ordi, logiciels… utiles à notre activité. Nous savions aussi communiquer aisément nos idées, et décrocher notre téléphone ne nous effraie pas… Le plus difficile en fait, c’était d’acquérir de la crédibilité. Aujourd’hui, avec le net et les plateformes d’auto-édition, beaucoup de gens se pensent capables d’écrire, et parfois ils ont raison… Mais de fait, quand un libraire nous voyait débarquer de nulle part et que nous lui annoncions que nous avions créé une maison d’éditions – comme si nous comptions en découdre avec les Gallimard, les Flammarion etc… Son premier réflexe était le sourire en coin.

Je pourrais te dire que c’est mon discours si bien mené qui les a convaincus, et c’est peut-être un peu le cas, mais en fait celles qui ont fait le boulot, ce sont nos lectrices… Ce sont elles qui ont réclamé notre ouvrage aux libraires, elles qui leur ont demandé de passer commande auprès d’une maison qui s’appelle S.O.D… C’est le bouche-à-oreille entre copines qui a fait notre réputation… Au bout de deux jours de mise en rayon, le premier libraire dubitatif qui avait accepté 5 exemplaires de CENDRILLON m’appelait pour me demander une autre fournée, puis deux jours plus tard, rebelote, puis deux jours plus tard, rebelote… Il a fini par me dire : « Mais vous m’envoyez vos copines ou quoi ?? ». J’ai répondu, presque en m’excusant: « Euh, non, Monsieur, je vous jure, nos copines l’ont déjà ! ». Mdr…  

Nous avons aussi sorti CENDRILLON des rayons, et créé des partenariats avec des entreprises dirigées par des femmes. Nous avons organisé des dédicaces dans des lieux insolites, où nous étions certaines de trouver le public qui nous correspondait… Par exemple, nous en avons organisé dans des clubs de sport dédiés uniquement aux femmes.


 


Votre point de départ était donc avant tout le livre CENDRILLON BALANCE TOUT, dont vous êtes l’auteure… Il est sous-titré « La vraie vie de Cendrillon et de (presque) toutes les nanas du monde » : Pourriez-vous nous présenter ce livre en quelques mots ?

CENDRILLON BALANCE TOUT ne s’explique pas, il se lit !!! ;-) Bon, ok, j’explique… Il se base sur un concept original. C’est un livre humoristique, mais ce n’est pas un roman, ni une suite d’anecdotes ou de blagues… C’est un one-woman-show. CENDRILLON raconte sa vie, la vraie, pas celle que le conte de fées nous a vendue… Elle parle de son prince pas toujours charmant, de sa belle-famille casse-bonbons, de ses accouchements, de ses gosses adorables (trois minutes par jour), des gens qui parlent pour ne rien dire… Le tout est mis en page de manière particulière, ce qui aide à visualiser le spectacle…


J’ai lu cet ouvrage avec beaucoup de plaisir. Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écrire ? Vous vous y exprimez à la première personne : peut-on qualifier ce livre d’autobiographique ?

Naaaan, on ne peut pas, parce que mon Prince en a ras-le-bol que tout le monde croie qu’il est vraiment comme ça !! En fait, il y a un peu de moi, et un peu de toutes les histoires que j’ai écoutées ici et là… 
À force d’entendre la même chose sortir de la bouche des femmes que je côtoyais, j’ai décidé d’en faire un livre drôle pour les raisons que j’ai citées auparavant, mais aussi pour dire à toutes celles qui croient être tombées sur le seul homme incapable de trouver ses affaires même quand elles sont sous son nez – en évidence, là, là, làààààà ! -  ou qui croient être les seules à faire pipi la porte ouverte au cas où leurs gamins auraient besoin d’elles, que bah non… On est toutes dans le même bateau ou presque.
 
J’ai aussi cette sale manie d’observer tous les gens qui croisent ma route, c’est plus fort que moi… et j’essaie de comprendre leurs motivations, leurs paradoxes, et les bagages qui ont fait d’eux ce qu’ils sont… L’Être Humain est une source d’inspiration en soi.

 


CENDRILLON BALANCE TOUT est un livre qui, pour ma part, m’a faite rire et réfléchir… Comment avez-vous procédé pour obtenir une écriture aussi humoristique ? Peut-on parler d’un livre féministe ? Quels messages avez-vous souhaité faire passer à travers l’humour ?

Difficile d’expliquer comment j’ai écrit ou comment j’écris en général… Si je dis la vérité, soit j’entends une petite musique dans ma tête, il est fort possible que je passe pour une folle… Bon… Allez, je le dis… J’entends une petite musique dans ma tête… Jusqu’alors c’était un secret entre Nath’ et moi… ;-D Le style de ce livre est familier, pas de jolies tournures, au contraire c’est un langage de tous les jours qui donne l’impression aux lectrices qu’elles parlent à une copine… 
À l’instar d’un show, c’est le bon rythme qui fait la bonne chute. Et comme dans un show, il y a des rappels d’un chapitre à l’autre, ainsi que des vannes à retardement…

Le travail d’auteure réside donc dans ce rythme, et dans cet « enchaînement » qui donne l’impression que le texte est d’une simplicité enfantine - « ça coule », « ça se lit facilement », disent gentiment les lectrices. - Eh Oh, j’ai bossé pour ça, hein, c’est compliqué de faire facile ! ;-)


Est-ce un livre féministe ?

Selon moi, le mot féministe a été maintes fois galvaudé. Au point où aujourd’hui, je rencontre des femmes qui me déclarent : « Je défends le droit à l’égalité, mais je ne suis pas féministe non plus »… Ah bon !? Qu’est-ce qu’être féministe, si ce n’est de défendre le droit à l’égalité de chacun ? Oui, perso, je suis féministe. Car j’estime que chaque personne mérite d’être traitée avec dignité et respect, d’être libre de son destin, et d’être considérée dans son ensemble, et pas seulement en tant que née Femme ou né Homme. On pourrait parler de ce sujet des heures… Je dirai juste que je vois beaucoup de nuances dans les yeux de chaque Être Humain que je croise, mais je n’en accorde aucune au mot égalité. Ma CENDRILLON est féministe.

Des messages ? Oui, plein. Tout le monde ne les capte pas… Certain(e)s restent à la première lecture, l’humour et juste l’humour. Ça m’est égal. Chacun a le droit d’y voir ce qu’il veut. Ce qui est sûr c’est que ce n’est pas moraliste et que chacun en prend pour son grade. CENDRILLON inclue. Quand le Prince demande à sa Princesse « comment on fait des nouilles déjà ? », et que Madame se lève en pestant pour les faire à sa place, parce qu’il feint de ne rien comprendre à ses explications… Je raille autant l’un que l’autre – et sans jugement, car moi aussi je me suis déjà levée dans ce genre d’occasion, plus qu’à mon tour.

Le plus important, c’est que les filles rient, et que les garçons aussi. Pour le moment, nos lecteurs sont souvent les compagnons de nos lectrices qui, selon leurs propres dires, lisent le livre après les avoir entendues rire aux éclats. Mais nous serions enchantées d’apprendre qu’ils y viennent seuls… Nous ne voulons surtout pas les exclure.


 


Par la diversité des thèmes abordés et le ton adopté, votre livre m’a fait penser à l’univers de Margaux Motin et au best-seller de John Gray, Les hommes viennent de Mars, les femmes de Vénus… Un mot sur les thèmes que vous avez choisi d’aborder ? Où avez-vous trouvé votre inspiration ?

Les thèmes que j’ai abordés ne sont pas nouveaux et ils ont été déjà été traités par des écrivain(e)s, des illustratrices et -teurs, par des humoristes également… La création à l’état pur et brut n’existe pas. On s’inspire toujours de ce qui a été fait avant, consciemment ou inconsciemment. Ce qui est nouveau, c’est la manière d’en parler. J’ai déjà évoqué lors de notre interview les thèmes du couple, et des relations homme/femme… qui m’ont été inspirés par mon quotidien et celui de mes copines (qui n’arrêtent pas de se plaindre à moi ! Bande de chouineuses !! ;-D). Il y a aussi le thème des enfants, et de la belle-famille : quotidien et copines sont là encore mes sources d’inspiration. Et puis, il y a un autre thème qui est le bien-être… Certes, lui non plus n’est pas nouveau, mais je crois que je le traite différemment… Je parle de toutes ces personnes qui gravitent autour de nous, et qui sont nuisibles – ces personnes qui projettent leurs frustrations, leurs angoisses, leurs échecs… sur nous, et qui nous enfoncent... Dans le livre, il s’agit des copines-pas-vraiment-copines ; des connards et des connasses (OUI, y’a des gros mots dans mon livre !)… Je ne prêche pas, je ne dis pas « moi, je sais mieux que vous, faites ce que je vous dis », je ne suis personne pour conseiller les autres, ni coach, ni psy… Juste forte de ma propre expérience, j’explique qu’on va déjà mieux quand on a compris qu’il faut s’entourer uniquement de gens qui nous souhaitent le meilleur, et que c’est une perte de temps et d’énergie de prendre garde aux autres.


Aujourd’hui, vous êtes à la fois auteure, entrepreneure, épouse et maman de 4 enfants… Comment parvenez-vous à vous organiser ?

Je pleure le soir, parfois. C’est ça qu’il faut dire aux femmes. Les wonderwomen n’existent pas (et les supermen idem). Ou alors elles ont du personnel et un coach perso, et tant mieux pour elles, je le souhaite à tout le monde. Tu cours, tu fais dix mille choses à la fois, tu cries après tes gosses que t’adores à en crever parce que tu es à bout de nerfs, et tu culpabilises ensuite… Bienvenue au club ! Voilà ce qu’il faut dire ! Je petit-déjeune en consultant mes e-mails ; j’arrête d’écrire pour servir un jus de pomme au petit dernier; et je fais un câlin entre deux coups de fil… Et le midi, je mange sur le pouce (un sandwich au fromage sur les hanches, un !!)… MAIS j’ai la chance aussi d’avoir un mari qui participe VRAIMENT à toutes les tâches ménagères… Et j’utilise le mot "participer" en toute conscience. Entre participer et aider… Y’a nuance (cf CENDRILLON, je ne peux quand même pas tout révéler dans cette interview !!)… Si tu voulais connaître ma botte secrète, et bah c’est lui !! ;-) On est une équipe. Quand il ne peut pas, je peux. Quand je ne peux pas, il peut. C’est pourquoi, il est attristé qu’on pense que le Prince de mon livre, c’est tout lui… Bon… En revanche, lui comme le Prince, ainsi que (presque) tous les hommes de la planète, est incapable de trouver ses affaires sans mon aide… Je n’ai pas dit que c’était un surhomme non plus !!!


 


Sur votre chemin d'entrepreneure, vous avez rencontré Femmes de Bretagne. Comment êtes-vous venue à y adhérer ? Que pensez-vous de notre réseau ?

Mon mari n’arrêtait pas de me parler de ce réseau. « Contacte-les. Elles sont supers ! Bla-bla-bla »… Je ne l’écoute pas toujours jusqu’au bout, j’avoue, d’où le bla-bla-bla.  Ce qui me retenait de prendre contact avec FEMMES DE BRETAGNE, c’est que j’avais la sensation de ne rien avoir à offrir en retour. Et je ne suis pas du genre à prendre sans donner, Nath’ non plus… On a attendu un peu, d’être plus « légitimes »… Et puis, nous nous sommes décidées à contacter la coordinatrice, Céline Domino. Elle a été très ouverte et aimable. Elle a voulu d’abord connaître notre parcours, et en quoi le réseau FEMMES DE BRETAGNE nous correspondait… J’ai insisté pour proposer notre aide au réseau. Nous avons alors réfléchi à quelques pistes, mais à aucun moment elle n’a exigé quoi que ce soit… Aujourd’hui, je me dis que nous aurions dû la contacter plus tôt. Dans l’aventure de l’entreprise, comme bon nombre d’autres, c’est important de savoir qu’on n’est pas seul(e)s à faire face à telle ou telle situation, que d’autres affrontent les mêmes embûches, les mêmes doutes, les mêmes questionnements… Et que non, on n’est pas une cruche sous prétexte que parfois, un peu, beaucoup, tout le temps, on a envie de baisser les bras face à la difficulté de la tâche. 


Après des années de salariat, quel regard portes-tu sur l'entrepreneuriat ? Quels conseils donnerais-tu aux Femmes de Bretagne qui, elles aussi, souhaitent réaliser leur projet ?

J’ai toujours été indépendante. Quand tu es journaliste freelance, tu te lèves le matin en te disant que tout est à faire… et tu le fais, autrement tu ne manges pas ! Difficile donc de répondre à la première question. Pour la deuxième, je leur dirai de ne pas écouter les défaitistes qui croisent leur chemin, il y aura toujours des gens pour ne voir que les aspects négatifs d’un projet, le plus souvent parce qu’eux-mêmes n’auront jamais le courage DE… Et puis, je leur dirai de s’accrocher, si Nath’ et moi avions cessé à la première difficulté, on aurait tenu une semaine.


 


Nath’ et toi, envisageriez-vous de mettre en scène CENDRILLON BALANCE TOUT ? 

Mettre le livre en scène n’était pas une option de départ, mais les lectrices sont nombreuses à nous le réclamer. Nous n’en avons – ni l’une, ni l’autre - les compétences, mais si une humoriste est intéressée, et nous le fait savoir, nous serons à l’écoute. 



À quels points de vente peut-on se procurer CENDRILLON BALANCE TOUT ?

CENDRILLON est en vente sur Amazon, où il existe en broché et en e-book. On le trouve également dans certains Espace Culturel Leclerc et Cultura, ainsi que dans des librairies indépendantes… Dans l’ensemble, il suffit de le commander à son libraire quand il n’est pas en rayon.


Quels sont les prochains événements à venir pour ce livre ainsi que pour votre maison d'édition ?

Nous allons sortir une collection de livres pour apprendre l’anglais facilement et avec humour. Et nous avons quelques projets de livres pour enfants en préparation. D’ailleurs, nous cherchons des illustrateurs  ou –trices. Nous faisons partie du comité d’organisation du salon du livre de Pornic qui aura lieu le 6 mai 2018. Et nous espérons recevoir des manuscrits d’auteur(e)s souhaitant travailler avec nous… Nous ne pourrons pas représenter beaucoup d’auteur(e)s, ni leur promettre la lune… Puisque nous sommes encore une petite entreprise, néanmoins nous leur assurerons notre soutien et notre force de travail.


Pour vous suivre ? Vous découvrir ? Vous contacter ?

CENDRILLON BALANCE TOUT la vraie vie de (presque) toutes les nanas du monde, de Sandrine O.
S.O.D éditions – 12, 50 TTC  ISBN 978 1544231822 
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Notre site : www.sodeditions.fr
Le mail réservé à nos lecteurs et lectrices : cendrillon.balance.tout@gmail.com



 
Un entretien mené par la Plume Virginie Le Gall,
blogueuse et experte en blogging pour Mamezell' en Finistère
Article rédigé par :
Virginie Le Gall. -