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Vendredi, Janvier 12, 2018

Marie Lefeuvre, société Ensô Coaching à Rennes (35) : « J’aide mes clients à devenir la meilleure version d’eux-mêmes. »

Après un parcours professionnel riche et des responsabilités dans le domaine de l’ingénierie de formation, Marie Lefeuvre concilie aujourd’hui coaching professionnel, yoga et autres techniques de développement personnel et de bien-être avec sa société Ensô Coaching à Rennes.

 


Quel a été ton parcours professionnel avant de créer ton entreprise ?

J’ai longtemps travaillé dans la formation professionnelle continue pour divers secteurs d’activité et institutions. C’est un domaine que j’aime beaucoup. On pourrait dire que j’étais une spécialiste de l’ingénierie de formation. J’ai managé des équipes et piloté des projets. Cause ou conséquence de cette vie professionnelle très active, je me suis beaucoup intéressée aux solutions pour être plus pleinement présent dans sa vie, plus conscient : se poser les bonnes questions, imaginer d’autres parcours de vie, développer sa créativité, s’ouvrir au champ des possibles. J’ai beaucoup pratiqué le développement personnel pour moi-même avec des techniques comme la relaxation, le massage, le tai chi, le yoga ou la méditation. Je crois que j’ai tout essayé !


En quoi consiste ton activité et à qui s’adresse-t-elle ?

Ma société s’appelle Ensô Coaching. Je suis coach en développement des performances professionnelles et de l’équilibre personnel. Je suis certifiée pour faire passer les tests d’intelligence émotionnelle (test EQI). La connaissance de soi et de son univers émotionnel sont des facteurs de performance. Mon activité, ce que j’offre à mes clients, est ce en quoi je crois. Je leur propose d’expérimenter ensemble des ressources pour être plus présent à eux-mêmes. La finalité est de devenir plus libre parce que plus conscient de ce qui se passe en soi. J’aide mes clients à devenir la meilleure version d’eux-mêmes.



Comment s’est déroulée la création ? As-tu rencontré des difficultés ?

Je me suis formée avec Entreprendre au féminin pour préciser mon projet de création. Cela m’a aidée à me lancer. Avec le recul de quatre ans, je pense que je suis allée un peu lentement. Toutefois, je n’ai pas eu de difficultés particulières si ce n’est que j’ai investi sur mes fonds personnels ce qui n’est pas forcément une bonne idée.


 
"Il faut aussi croire en soi et ne pas n’hésiter à se faire aider, savoir être seule et être avec les autres."


Quel a été l’élément déclencheur pour franchir le pas de l’entrepreneuriat et comment as-tu été accompagnée ?

Mes parents étaient entrepreneurs ainsi que mes oncles et tantes. J’ai grandi dans un univers de travail, de risque mais aussi de liberté. Depuis longtemps j’avais envie d’être mon « propre patron » mais je n’osais pas abandonner mon salaire ni les avantages. J’avais peur de l’insécurité. La création est arrivée dans un moment de vrai chahut professionnel. 
À la faveur d’un commun désaccord avec mon employeur, il y a eu une rupture conventionnelle… et l’opportunité de me lancer.


Quelle est la plus grande difficulté que tu rencontres en tant que cheffe d’entreprise ?

Je n’ai pas de salariés, je ne connais donc pas les contraintes (et pas les joies non plus) du management et des salaires à maintenir. Ce que je trouve ennuyeux, c’est d’être sur tous les fronts en même temps et de manquer de compétences dans certains domaines. Tous les chefs d’entreprise le savent : passer de la comptabilité à la communication, de la représentation à la prospection commerciale, donne parfois l’impression de faire un peu tout mais pas très bien. À l’avenir, j’aimerais déléguer ces tâches à des personnes compétentes.

 
Quel est ton plus grand bonheur en tant que cheffe d’entreprise ?

Être libre ! J’aime ce que je fais, je décide et j’assume. C’est merveilleux.


 


Comment concilies-tu vie personnelle et vie professionnelle ?

J’ai un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle assez facile car ma vie personnelle est maintenant libérée des enfants. J’ai des horaires de travail un peu décalés car je donne également des cours de yoga en soirée.


En tant que cheffe d’entreprise, as-tu des progrès à faire dans certains domaines ?

Le progrès le plus important est celui d’avoir osé. Toutefois, je me limite encore beaucoup quand il s’agit de parler de mon entreprise ou de moi. Cela m’est encore difficile de prospecter, de présenter mon offre de manière cohérente. J’avance pas à pas même si parfois j’ai l’impression de faire du surplace.


Quel est ton secret pour développer ton entreprise ?

Je n’en ai pas, sauf écouter les idées qui me traversent l’esprit. Le moment le plus favorable pour cela, c’est le matin sur mon tapis de yoga, sous la douche, dans la nature…. Il faut aussi croire en soi et ne pas n’hésiter à se faire aider, savoir être seule et être avec les autres.


Quel est ton défi pour l’année 2018 ?

Passer du stade de la création de mon emploi à celui du développement de l’entreprise.

http://enso-coaching.fr/
http://ateliers-yoga.fr/



 
Un entretien mené par la Plume Anne-Gabrielle Marmignon
rédactrice web pour Anne & Paper (35)
Article rédigé par :
Anne-Gabrielle Marmignon. -