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Dimanche, Septembre 3, 2017

Anne-Sophie Le Gallic, fondatrice de Fifi Bastille et créatrice de Mademoiselle Auto (22) : "J'aime développer des choses qui n'existent pas."

Fondatrice de la marque Fifi Bastille et en création de Mademoiselle Auto, la costarmoricaine Anne-Sophie Le Gallic est une "serial-entrepreneure". Interview vitaminée d'une femme accomplie dont les entreprises pétillent, à son image ! 


Anne-Sophie, vous êtes la fondatrice de Fifi Bastille : pouvez-vous nous présenter cette marque dont vous êtes la fondatrice ?

C'est une marque pour les mamans et les enfants pas sages. Elle se décline autour de la bagagerie essentiellement.




Avant la création de cette entreprise, à quoi ressemblait votre vie d'avant ?

J'ai un Bac+4 en design industriel et graphique ainsi qu'un bac+4 responsable commerciale avec option marketing (en cours du soir).

J'ai commencé ma carrière comme infographiste et ai été rapidement cheffe de projet pour de grosses sociétés comme Decléor, St Gobain, le palais de la découverte... Ayant la fibre commerciale, je suis devenue responsable d'une agence de communication. Je ne suis pas une artiste. Je suis une commerciale avec des aptitudes graphiques. J'aime développer des choses qui n'existent pas.


Comment êtes-vous venue à "accoucher" de Fifi Bastille ?

J'ai créé FIFI BASTILLE il y a presque 8 ans à St Brieuc. Je suis Nantaise et quand mon (futur ex) mari a eu une opportunité sur la région en 2008, j'ai démissionné pour le suivre.

En attendant de retrouver du travail, je me suis mise à peindre ce petit personnage. J'ai mis les toiles à Nantes et tout de suite le galeriste me dit : "Il se passe quelque chose avec ton personnage, les gens s'arrêtent, se marrent". J'ai donc décidé de créer quelques produits et suis allée avec mes créations sous le bras demander à des commerçants de boutiques déco/cadeau ce qu'ils en pensaient. Ils ont aimé, ils ont acheté et fait du réassort. L'aventure était lancée.


Après le succès des ventes de vos reproductions de tableaux auprès des commerçants, voilà que Fifi Bastille se développe : pouvez-vous nous raconter l'ascension de votre entreprise, jusqu'à son "apogée" à l'échelle internationale ?

Rapidement, j'ai exposé au salon Maison et Objet à Paris deux fois par an. Cela m'a permis de doubler mon chiffre d'affaires et surtout d'être approchée par des distributeurs et des commerciaux.
La marque s'est donc déclinée avec de la petite bagagerie surtout, quelques toiles, des sacs, des porte-monnaie...
Puis elle s'est exportée en Espagne, en Suisse, en Grèce, aux USA...
Il a fallu embaucher, se développer, se former...



"Après avoir travaillé près de 10 ans dans la mode, à l'écoute des femmes, j'ai décidé de changer de cap et de faire de ma passion mon métier....mon moteur."


Quel était alors votre rôle et votre rythme de travail ?

Comme toutes les petites entreprises j'étais sur tous les fronts ! Créa, commercial, compta, gestion, management.... 2 collections par an, la découverte du métier d'importateur et d'exportateur, la difficulté de travailler avec les chinois... Cela n'a pas été de tout repos !


À ce jour, votre entreprise continue sa route, mais d'une autre manière : quid du présent et du devenir de Fifi Bastille ?

Fifi Bastille est désormais sur un rythme de croisière. J'avoue que ma soif de nouveautés et de nouveaux challenges m'ont fait prendre des décisions plutôt radicales.
Aujourd'hui, je coupe de cordon en quelque sorte. J'arrête de produire et ne vais continuer à travailler que sous licence. C'est-à-dire à ne garder FIFI que pour le plaisir en dessinant pour des sociétés qui exploiteront 
ces derniers (avec ma collaboration bien sûr et mon aval). Je travaille déjà comme cela depuis plusieurs années avec Exacompa (agendas, cahiers de texte...), Cart'image (cartes postales, magnets, carnets...), Grafoplas (papeterie...)...


Vous vous apprêtez désormais à lancer une nouvelle entreprise : pourriez-vous nous présenter votre projet en cours ?

Je suis en train de lancer "MADEMOISELLE AUTO", une solution de vente de voitures moyen/haut de gamme pour les femmes. Parce que la recherche d'une automobile est longue et ressemble souvent à un parcours du combattant, il est important d'apporter services, conseils et efficacité aux femmes actives.
Tout se passe par téléphone ou de visu pour le marché local et par mail, photos à l'appui.
Entreprise indépendante, Mademoiselle auto n'est pas soumise à la pression du stock puisqu'elle n'en a pas. Nous ne sélectionnons que des véhicules neufs ou à faibles kilométrages auprès de professionnels spécialisés et concessions.





Comment vous est venu le déclic pour lancer Mademoiselle Auto ?

Mon conjoint est dans ce milieu depuis 20 ans. Il vend des véhicules premiums et de sport (Porsche, Ferrari..)
Après avoir travaillé près de 10 ans dans la mode, à l'écoute des femmes, j'ai décidé de changer de cap et de faire de ma passion mon métier....mon moteur.
Passionnée d'automobile et de 2 roues, touche à tout, j'ai approché la piste avec les "Formules France' et divers véhicules avant de m'essayer au rallye.
Étant à l'écoute des femmes, j'ai réalisé une étude de marché sur la question. Je me suis rendue compte qu'il y avait un vrai marché dans ce domaine. Nous sommes près de 50% de femmes à acheter notre voiture seule et plus de 40% à regretter de ne pas avoir été bien conseillée. Il était temps d'apporter un vrai service à nous, les femmes.


Comment s'est passée la création de cette nouvelle entreprise ? (Acceptation des banques, travail réalisé à ce jour - communication, etc. - )

Il y a eu un gros travail en amont puisque le concept n'existe pas. Il a fallu faire chauffer les neurones!
Pour la partie bancaire cela n'a pas été simple. L'automobile est un secteur risqué, mon concept n'existe pas. Il a été difficile pour certains banquiers de se projeter, plus ceux qui n'ont pas envie de se mouiller. Mais encore une fois, c'est grâce à une femme que j'ai pu boucler on projet....comme quoi...
Pour la communication, je vais bien sûr m'appuyer sur FIFI BASTILLE. Nous sommes parfaitement dans la cible! Réseaux sociaux, professionnels, le boncoin pour les annoncent, des partenariats avec des blogueuses pourquoi pas....Campagnes SMS et mails...il y a beaucoup d'outils aujourd'hui sans oublier bien sûr le réseau que l'on se tisse au fil des ans.


Quel sera votre modèle économique ?

Je crée une SAS.
Mademoiselle Auto sera une équipe interne et externe de professionnels passionnés (achat, logistique...) qui se met en quatre pour vous apporter toute satisfaction en fonction de vos désirs et de votre budget.



 


En vraie "serial entrepreneure", quelles leçons tirez-vous de l'aventure d'entreprendre ? Quels conseils donneriez-vous aux Femmes de Bretagne qui souhaitent, elles aussi, créer leur activité ?

Il ne faut jamais rien lâcher ! C'est un métier difficile et stressant mais qui est tellement riche !

Il faut bien se connaître, connaître ses points forts et ses faiblesses et surtout savoir bien s'entourer.
Ce sont beaucoup de sacrifices mais l'aventure vaut d'être vécue.


Que pensez-vous du réseau Femmes de Bretagne ?

C'est un réseau auprès duquel je vais me rapprocher très vite ! J'aime découvrir et échanger avec des métiers et des personnalités différentes.


Pour vous suivre et vous contacter ?

Vous pouvez me contacter à contact@mademoiselleauto.fr ou au 06 61 87 86 10
Les réseaux sociaux sont en cours de développement.
Vous pouvez retrouver l'univers de Fifi Bastille sur le site web dédié.
Mademoiselle Auto dispose également d'un site internet.
Je dispose également d'un profil sur LinkedIn.



Merci à Anne-Sophie pour cet échange riche en énergie !




Un entretien mené par la Plume Virginie Le Gall,
experte en blogging et blogueuse chez Mamezell' en Finistère
Article rédigé par :
Virginie Le Gall. -