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Dimanche, Octobre 29, 2017

Alizée Bogran, propriétaire de l‘Atelier d’Hermine à Vannes (56): “Cette boutique, c’est un rêve devenu réalité.”

Située près de la cathédrale Saint Pierre à Vannes, l‘Atelier d’Hermine est une boutique récente qui n’usurpe ni son nom ni ses particularités. Alizée Bogran sa jeune propriétaire de 28 ans, pétillante et dynamique, est une véritable bretonne qui affirme ses origines et a déjà un parcours riche de voyages. Elle propose aux clients une boutique aux produits variés où l’accent est mis sur l’accueil grâce à son bar où se dégustent des cocktails bio, sans alcool, confectionnés à la commande aux fruits et légumes divers vous incitant ainsi à poursuivre votre visite pour découvrir aussi bien des vêtements que des bijoux ou des accessoires de papeterie.

 


Pouvez-vous, Alizée, me raconter votre parcours et vos « années collège » ?

À l'origine je suis lorientaise, je suis née à Ploemeur. Mais de l’âge de 10 ans jusqu à 14 ans , j'ai vécu en Amérique Centrale, au Brésil… En fait je suis partie avec mes parents en bateau, je prenais à bord des cours par le Cned (Centre national d’éducation à distance).


Et ensuite ?

Au retour, j'ai eu des difficultés à me réadapter, je suis entrée dans un pensionnat en Angleterre afin de poursuivre ma scolarité, je me suis dirigée vers des études de designer textile : on y apprend à choisir des motifs, des tissus, à dessiner, choisir.

Avec un bac artistique en poche, j'ai intégré en France une école de stylisme, puis j'ai poursuivi avec un BTS de styliste à Nantes. Et enfin je me suis inscrite pour participer à la sélection d'une école de stylisme à Paris, la sélection était drastique car ils ne prenaient que 15 élèves.
J'ai eu la chance d’être acceptée: j'étais dans un grand appartement et nous avions une année pour y développer nos idées : il y avait un défilé au « Cirque d’hiver », un stage en showroom où venaient des clients américains .


 


Que gardez-vous de cette expérience ?

C'était intéressant mais je me suis vite aperçue que ce milieu ne me convenait pas : je trouvais qu’il y avait un côté superficiel qui ne me correspondait pas.


Pourquoi le choix de venir vivre à Vannes ?

Parce que c'est une ville au bord de la mer et qu’elle me semble dynamique. Je suis arrivée en février 2015, de toute manière la vie parisienne ne me convenait plus : j'étais douée sans l'être vraiment !
Au départ, je suis allée travailler chez ma tante à Lorient mais « faire du commerce pour faire du commerce » ne m'allait pas non plus donc j’ai décidé de venir ici.


Justement : pouvez-vous me décrire votre univers ?

Dans ma boutique, je vends aussi bien des vêtements que de la décoration et de la papeterie.

Je me suis inspirée de mon expérience parisienne : je veux que les clients se sentent chez eux.

Mon idée est que les clients puissent acheter juste et pas tout le temps ; tous mes produits sont fabriqués en Europe et mes prix varient de 5 à 250€. Mon souhait est que tout le monde puisse venir ici.


 


Comment avez-vous trouvé cet espace ?

Une opportunité ! Auparavant c’était un antiquaire. Il vendait et j'ai eu le coup de foudre en mars 2016. Il y avait une âme dans cet endroit. Mais j'ai dû me bagarrer pour l'obtenir, en raison sûrement de ma jeunesse. Heureusement, ma famille m’a aidée.


Et quand avez-vous ouvert ?

Il a fallu faire des travaux car je voulais que la pierre soit de nouveau apparente alors qu'elle était recouverte, de plus l’emplacement dans un secteur historique inclut des normes à respecter. J'ai alors dû faire des travaux… pour enfin ouvrir le 21 novembre 2016.


Pourquoi ce nom ?

Mon arrière grand-mère s’appelait Hermine, elle était fleuriste, c'était la seule artiste de la famille donc j’ai voulu lui rendre hommage à elle : c’était une « originale » pour son époque. Ainsi, à l’image de la faïence qui est ici, c’est vraiment un clin d’œil à mes origines bretonnes et à ma famille.


 


On voit beaucoup de concept stores : pouvez-vous m’en donner une définition ?

Un concept store comme ici, c’est une boutique où se vendent plusieurs choses très différentes dans le même endroit : c'est une autre façon de voir le shopping, il est très important d’y privilégier l’accueil.


Est-ce la raison pour laquelle vous disposez d’un bar à l'entrée ?

Oui : on peut s'asseoir et j'y prépare un cocktail bio, différent par jour. Par exemple aujourd'hui il s'appelle « Ultra Violet » à base de betteraves et demain ce sera « Sérénité » à bas de pommes. Je confectionne en fonction des saisons, de mon inspiration : je teste, je reproduis ou j'invente. J'aime ce contact avec les clients à cet endroit de la boutique : c'est une approche différente de la vente classique.


Comment  avez-vous été accueillie par vos confrères et consœurs ?

Super bien. J'ai vraiment été bien reçue en tant que nouvelle commerçante. Je pars du principe qu'on n'est pas là pour se faire de la concurrence mais pour créer une dynamique ; plus on est nombreux, mieux c'est, il faut s’aider.


 


Vous êtes dans votre première année, est-ce compliqué ?

C'est sûr que la première année on ne se verse pas encore de salaire, mais c'est “mon bébé” : cette boutique, c’est un rêve devenu réalité, donc le sacrifice en vaut la peine


Vous avez une salariée avec vous ?

Oui : j’ai crée un poste à 25 heures.


Quel est le produit que vous vendez le plus ?

Les petits bracelets à 5 € sont les articles que je vends le mieux. Et le moins vendu en ce moment est la vaisselle, mais j'ignore pourquoi…


 


Et votre produit préféré ?

Un tablier en chanvre à 89€ parce qu'il est utile, bien fait, facile à transporter, il a été créé à Saint-Jean-de-Luz.


Que pensez-vous du réseau Femmes de Bretagne ?

Je pense que c’est une très bonne idée : on peut échanger et partager.


L’atelier d’Hermine
13,rue Saint Guenaël
56 000 Vannes
06.77.09.91.42
alizeebogrand@gmail.com
facebook & instagram

 
Article rédigé par :
Dominique Thiam. -