Léa de Lamotte, entrepreneure engagée au service des territoires bretons
Faire entendre la voix des entreprises locales jusque dans les sphères de décision
À 32 ans, Léa de Lamotte, entrepreneure en Bretagne, a fait un pari audacieux : créer à Lamballe le premier cabinet de conseil en lobbying des Côtes-d’Armor. Un choix fort, à contre-courant d’un secteur historiquement concentré à Paris, qui incarne pleinement sa vision de l’engagement territorial et de l’entrepreneuriat.
Fondatrice de Kastell, Léa accompagne les entreprises, PME, ETI et organisations locales dans leurs relations avec les décideurs publics et privés. Le lobbying, qu’elle définit comme « l’art d’influencer de manière transparente et argumentée », reste un métier souvent méconnu et caricaturé. À travers son cabinet, elle œuvre à en démocratiser l’accès et à en transformer l’image.
Un cabinet de lobbying ancré en Bretagne et dans les territoires
Aujourd’hui, seuls 4 % des cabinets de conseil en lobbying en France sont implantés hors de Paris. Le débat public et la fabrication de la loi restent largement dominés par les grands groupes nationaux. Léa a donc fait le choix stratégique de s’installer en Bretagne, au plus près des réalités économiques locales.
Avec Kastell, elle apporte des solutions concrètes aux entreprises des territoires : accompagnement pour intervenir au Parlement, accès aux financements publics, stratégie d’affaires publiques, structuration de plaidoyers. Son ambition est claire : prouver que le lobbying peut être exercé depuis des territoires ruraux, au service de l’économie locale.
Changer le regard sur le lobbying
L’un des premiers défis rencontrés par Léa a été la pédagogie. En dehors des grandes villes, le lobbying est souvent perçu comme lointain, opaque, voire inaccessible. Il a donc fallu expliquer, rassurer, rencontrer les acteurs économiques et créer des ponts entre terrain et institutions.
Le lobbying souffre également d’une image négative, associée à des pressions occultes ou à la défense exclusive des intérêts des plus puissants. Une vision que Léa déconstruit au quotidien. Selon elle, le lobbying peut aussi servir l’intérêt général, notamment à travers l’émergence de good lobbys engagés dans la transition écologique et les enjeux sociétaux.
Sororité, modèles féminins et réseau Femmes de Bretagne
Le parcours de Léa a été marqué par des rencontres déterminantes, notamment celle de sa première dirigeante, une femme influente du secteur de la communication. À ses côtés, elle découvre la force des réseaux féminins et l’importance de la sororité dans des milieux encore très masculins.
C’est naturellement qu’elle rejoint Femmes de Bretagne de Loire-Atlantique. Pour Léa, ce réseau est bien plus qu’un cadre professionnel : c’est un espace d’entraide, d’audace et d’inspiration, où les femmes entrepreneures puisent motivation et énergie pour oser.
Entreprendre : croire en sa légitimité
Aux femmes qui souhaitent se lancer dans l’entrepreneuriat, Léa adresse un message fort : croire en sa légitimité. Trop souvent, les femmes attendent d’être parfaitement prêtes avant de se lancer, là où d’autres avancent avec un projet encore imparfait.
Elle rappelle aussi l’importance de demander de l’aide : auprès d’autres entrepreneures, de mentors, de réseaux comme Femmes de Bretagne, mais aussi de son entourage personnel. L’entrepreneuriat est une aventure collective, jamais solitaire.
Un parcours professionnel non linéaire devenu une force
Avant de fonder Kastell, Léa a construit un parcours riche et pluriel :
- conseil aux entreprises en affaires publiques et communication,
- missions de plaidoyer au sein d’une grande ONG internationale,
- expérience à l’Assemblée nationale auprès d’un député, au cœur de la fabrique de la loi.
Ce parcours non linéaire est aujourd’hui l’un de ses principaux atouts. Il nourrit son expertise et constitue un réseau solide, qu’elle met désormais au service des acteurs qu’elle accompagne en Bretagne et dans les territoires.
Une première leçon d’entrepreneuse
Avant de lancer son entreprise, Léa pensait que tout était déjà en place : plusieurs collaborations semblaient acquises. Une fois lancée, la réalité s’est imposée. Priorités qui changent, engagements non tenus… une première claque, formatrice.
Avec le recul, elle en sourit. Cette expérience lui a appris une règle essentielle de l’entrepreneuriat : ne jamais crier victoire avant la signature. Construire des partenariats solides demande du temps, de la patience et de la persévérance.
Valentine Major : Réinventer les loisirs créatifs d’occasion
Au cœur de l’écosystème entrepreneurial de Bretagne et de Loire-Atlantique, Valentine Major...
Morgane Carel : Transformer son histoire en engagement pour Liberté Maux
À seulement 21 ans, Morgane Carel a créé à Nantes l’association Liberté Maux, dédiée à...
Christine Lozachmeur, visage du Finistère qui ose
Une présidente qui donne de la voix au MEDEF FinistèreEt si la Bretagne tenait sa force dans ses...
Sabrina Millien, tisseuse de liens et d’avenir au cœur du Morbihan
Du coworking à la communauté : l’aventure La CollocComment passer d’un simple espace de travail...
Christelle Lherm, accompagner l’humain au cœur de chaque transition
De Rennes Sud à son cabinet, Christelle Lherm met son énergie et son écoute au service de...
Delphine Van Eerdewegh : quand le digital rencontre la passion humaine
De timide introvertie à entrepreneure et formatrice accomplie, Delphine Van Eerdewegh raconte...